L’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, ainsi que son coaccusé Mohamed Camara, ont comparu ce lundi 22 juin 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Les deux prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité. Le préjudice financier allégué est estimé à plus de 32 milliards de francs guinéens.
À l’audience, le dossier a été officiellement enrôlé. Ahmed Sékou Traoré et Mohamed Camara, qui comparaissent libres, étaient présents dans la salle. La procédure est engagée par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État.
Selon l’acte de poursuite, les faits reprochés sont prévus et réprimés par plusieurs dispositions du Code pénal guinéen, notamment les articles 19, 20, 499, 585, 586, 764, 771 et 776. Les prévenus sont également poursuivis sur la base des articles 3, 4, 45 et 52 de la loi n°041 du 4 juillet 2017 relative à la prévention, à la détection et à la répression de la corruption et des infractions assimilées.
Par ailleurs, les poursuites s’appuient sur les articles 7, 112 et 113 de la loi n°024 du 17 août 2021 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’affaire, qui porte sur un montant particulièrement important, devrait connaître de nouveaux développements lors des prochaines audiences devant la juridiction spécialisée.
