Close Menu
Lesinfosdeguinee
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Lesinfosdeguinee
    Button
    • Actualités
    • Politique
    • Economie
    • Interviews
    • Echos des régions
    • Publireportage
    Lesinfosdeguinee
    Accueil » Économie : la Guinée affiche 6,9 % de croissance en 2025 et vise 8,6 % en 2026, selon la ministre Mariama Ciré Sylla
    Actualités

    Économie : la Guinée affiche 6,9 % de croissance en 2025 et vise 8,6 % en 2026, selon la ministre Mariama Ciré Sylla

    demainBy demainaoût 11, 2026Aucun commentaire7 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Conakry, 11 août 2026 – La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa trajectoire économique. À la faveur d’une conférence de presse organisée ce mardi 11 août au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, la ministre Mariama Ciré Sylla a présenté les principaux résultats économiques du pays et les grandes orientations du nouveau programme économique et financier négocié avec le Fonds monétaire international (FMI).

     

    Entourée de plusieurs membres du gouvernement et du gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a annoncé la conclusion d’un accord technique entre les autorités guinéennes et les services du FMI. Cet accord ouvre la voie à la mise en place d’un nouveau programme économique et financier, appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), pour une durée de 41 mois, avec un financement d’environ 425 millions de dollars.

    Selon  la ministre Mariama Ciré Sylla, cet accord intervient dans un contexte marqué par le retour à l’ordre constitutionnel et la volonté des autorités de consolider durablement la stabilité institutionnelle et économique du pays.

    « Il accompagne une vision, une ambition et des réformes que notre pays a souverainement choisies pour construire une économie plus forte, mieux gouvernée et capable de financer progressivement son propre développement », a-t-elle déclaré.

    Une croissance en hausse et des recettes fiscales renforcées

    La ministre a présenté plusieurs indicateurs qu’elle considère comme les signes d’une amélioration de la situation économique du pays. Elle a notamment évoqué la progression de la croissance, des recettes fiscales et des réserves de change.

    « Notre croissance a atteint 6,9 % en 2025 et devrait s’accélérer à 8,6 % en 2026. Nos recettes fiscales sont passées de 8,6 % du PIB en 2024 à 11,3 % en 2025 », a précisé Mariama Ciré Sylla.

    Elle a également indiqué que les réserves de change se renforcent et que la dette publique demeure, selon elle, à un niveau modéré.

    Autre avancée mise en avant par la ministre : l’obtention par la Guinée de sa première notation souveraine internationale, B+ avec perspective stable, avant une évolution de la perspective, passée de stable à positive en l’espace de six mois.

    Pour la cheffe du département, ces résultats sont le fruit des efforts conjugués des administrations publiques, des régies financières, des entreprises, des travailleurs et des entrepreneurs guinéens.

    « La Guinée n’aborde pas ce nouveau programme avec le FMI en situation de crise ou de faiblesse, mais avec des acquis, des ambitions, des ressources considérables et la volonté de durablement changer d’échelle », a-t-elle soutenu.

    Transformer la croissance en amélioration des conditions de vie

    Mariama Ciré Sylla a toutefois insisté sur la nécessité de transformer les performances macroéconomiques en résultats concrets pour les populations.

    La croissance actuelle, portée notamment par l’expansion du secteur minier et les investissements dans les infrastructures, doit, selon elle, contribuer à une amélioration durable des conditions de vie des Guinéens.

    « L’enjeu fondamental est de transformer cette croissance, portée par l’expansion minière et les investissements dans les infrastructures notamment, en une amélioration durable des conditions de vie de nos populations », a-t-elle expliqué.

    Elle a averti qu’une mauvaise gestion des ressources issues de cette croissance pourrait accentuer certains déséquilibres et limiter leur impact sur le bien-être des populations.

    Cinq priorités pour le nouveau programme

    Le programme économique et financier s’articule autour de plusieurs axes destinés à favoriser une économie plus diversifiée, créatrice d’emplois et davantage capable de financer son propre développement.

    ● La première priorité concerne la mobilisation durable des recettes publiques. L’objectif est d’accroître les recettes internes afin de contribuer au financement du programme de développement Simandou 2040, notamment à travers l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude et la digitalisation des régies financières.

    ● La deuxième priorité porte sur la gestion rigoureuse des finances publiques. Le programme prévoit notamment l’amélioration de la préparation budgétaire, la transition vers le budget-programme, le renforcement de la fiabilité des prévisions économiques et un meilleur contrôle des dépenses publiques. Une attention particulière sera également accordée à la sélection des investissements publics présentant les meilleures perspectives de rentabilité économique et financière.

    ● Le troisième axe concerne la stabilité macroéconomique et financière. Il s’agit notamment de soutenir la croissance, de maintenir l’inflation sous contrôle et de poursuivre le renforcement des réserves de change.

    ● La gouvernance, la transparence et la redevabilité constituent également un axe majeur du programme. Les autorités entendent notamment renforcer la publication régulière des données budgétaires ainsi que les mécanismes de contrôle internes et externes.

    ● Enfin, la diversification économique et le développement du capital humain figurent parmi les priorités annoncées. L’objectif est de créer un environnement favorable à l’agriculture, à l’agro-industrie, aux services et aux petites et moyennes entreprises, tout en renforçant le capital humain afin de favoriser la création d’emplois et la transformation locale des ressources.

    Simandou 2040 au cœur de la transformation économique

    Pour la ministre, le programme économique et financier conclu avec le FMI doit également contribuer à la réalisation des ambitions nationales portées par Simandou 2040.

    Elle estime que le projet Simandou constitue un accélérateur potentiel de la transformation économique et sociale de la Guinée, à condition que les ressources générées bénéficient largement à l’économie nationale.

    « Derrière tous ces chiffres et ces ratios, il y a une finalité : le Guinéen. Une économie performante n’a de sens que si elle permet à nos populations de mieux vivre », a déclaré Mariama Ciré Sylla.

    Selon elle, la croissance doit se traduire par des emplois, tandis que les recettes issues du secteur minier doivent contribuer au financement des infrastructures et des services essentiels, notamment les routes, les écoles, les hôpitaux et l’électricité.

    La ministre a également insisté sur le potentiel de la Guinée, citant notamment ses ressources minières, ses terres agricoles, son potentiel hydroélectrique, sa jeunesse et sa position géographique.

    « L’accord avec le FMI n’est pas une fin en soi »

    La ministre Mariama Ciré Sylla a tenu à préciser que l’accord technique conclu avec le FMI ne constitue pas une finalité en lui-même, mais plutôt un instrument destiné à accompagner la stratégie économique nationale.

    « L’accord avec le FMI n’est donc pas une fin en soi ni un satisfecit ; c’est un instrument supplémentaire au service de notre propre stratégie nationale », a-t-elle affirmé.

    L’objectif, selon elle, est de concilier discipline budgétaire et ambition économique, stabilité et investissements, crédibilité financière et transformation économique.

    La Guinée entend ainsi renforcer son attractivité auprès des investisseurs tout en consolidant progressivement son autonomie financière, développer son secteur privé, favoriser l’émergence de champions nationaux et multiplier les opportunités pour sa jeunesse.

    Prochaine étape : l’approbation par le Conseil d’administration du FMI

    La ministre a enfin indiqué que la conclusion de l’accord technique constitue une étape importante, mais que le processus doit encore être parachevé.

    La prochaine étape sera l’examen et l’approbation du programme par le Conseil d’administration du FMI, qui permettra de finaliser le processus.

    Pour Mariama Ciré Sylla, cette nouvelle étape impose toutefois une responsabilité aux autorités : transformer les engagements pris et les performances macroéconomiques en améliorations concrètes pour les populations.

    « Notre génération a une obligation : faire en sorte que les immenses richesses dont Dieu a doté notre pays deviennent enfin une prospérité visible et partagée par le peuple guinéen », a-t-elle conclu.

    La Guinée entend ainsi poursuivre sa trajectoire vers une économie plus autonome, des institutions renforcées et une meilleure valorisation de ses ressources, avec l’ambition de faire de la croissance un véritable levier de développement et de progrès social.

    Naby Moussa Soumah 

     

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    demain

    Related Posts

    Éco : pourquoi la Guinée maintient le franc guinéen, le gouverneur de la BCRG s’explique

    août 12, 2026

    Journée africaine de l’état civil : Kaloum mise sur la proximité et la modernisation de l’administration locale

    août 11, 2026

    Assainissement : forte mobilisation à Boussoura autour de Mamaïssata Avaria

    août 9, 2026
    Leave A Reply Cancel Reply

    Délai dépassé. Veuillez compléter le captcha une fois de plus.

    Archives
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    Tous droits réservés Lesinfosdeguinee.com 2026

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.