L’onde de choc est totale au sein de la Fédération Guinéenne de Football. Déjà fragilisé par plusieurs revers cinglants lors de la dernière Assemblée générale ordinaire, le président Sory Doumbouya vient de perdre l’un de ses piliers. En choisissant de lui lâcher la main, Mamadou Alpha Hann a provoqué l’effondrement immédiat du Comité exécutif (COMEX), plongeant le football national dans une crise institutionnelle majeure.
Le lâchage de Hann : le point de rupture
Ce n’est plus seulement une crise politique, c’est un séisme juridique. En claquant la porte alors que le bureau exécutif était déjà réduit à sa plus simple expression, Mamadou Alpha Hann a porté le coup de grâce à l’équipe de Sory Doumbouya. Cette démission stratégique fait passer le COMEX sous le seuil de membres requis par les statuts. Privé de sa légitimité, le bureau s’écroule et ouvre la voie à une transition de tous les dangers, dont les répercussions sportives et économiques s’annoncent lourdes.
Les 9 chantiers en péril : les conséquences d’un naufrage institutionnel
1-Paralysie totale de la gouvernance:
Privé de sa légitimité statutaire, le Comité exécutif est désormais incapable de prendre la moindre décision stratégique. C’est le blocage complet des réformes engagées.
2-Menace sur la préparation du Syli National
À l’approche des éliminatoires de la CAN 2027 et des autres rendez-vous internationaux, l’impossibilité de valider les budgets, les contrats et les programmes sportifs met en péril la préparation de l’équipe nationale.
3-Tensions en vue avec la FIFA et la CAF
Les instances internationales exigent des interlocuteurs stables et respectueux des textes. Cette crise ouverte risque de geler les financements et de freiner les projets de développement.
4-Le football local à l’arrêt
Homologation des championnats, licences des clubs, commissions de discipline : sans validation institutionnelle, c’est toute la gestion des compétitions nationales qui se retrouve grippée.
5- Fuite des sponsors et partenaires
L’instabilité politique fait fuir les investisseurs. Dans ce climat d’incertitude, la mobilisation de nouveaux partenaires financiers devient quasi impossible.
6-L’image du football guinéen sérieusement ternie
Une fois de plus, les coulisses politiques éclipsent le terrain. Cette énième crise de gouvernance dégrade la crédibilité de la Fédération à l’échelle nationale et internationale.
7-Crise de confiance chez les acteurs du terrain
Joueurs, entraîneurs, arbitres et dirigeants de clubs se retrouvent livrés à eux-mêmes, installant un climat de démobilisation générale nuisible à la sérénité du sport.
8-Gel des projets de développement de fond
L’absence de direction paralyse les programmes essentiels : fonds FIFA Forward, promotion du football féminin, formation des cadres administratifs et techniques, et rénovation des infrastructures.
9-Le coût financier d’une Assemblée générale extraordinaire
Avec plus de la moitié des sièges vacants, la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire est désormais inévitable. Une procédure d’urgence qui va imposer des coûts exorbitants et non budgétisés à l’institution.
