L’État guinéen poursuit ses efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail des forces armées, tout en renforçant la reconnaissance due à ceux qui ont consacré une partie de leur existence au service de la nation. Ce vendredi 11 septembre 2026, deux infrastructures majeures ont été inaugurées : la Maison du Combattant et l’Hôtel militaire du Bataillon du Quartier Général (BQG).
À travers ces réalisations, les autorités entendent offrir un cadre de vie plus digne, sécurisé et adapté aux militaires, aux anciens combattants ainsi qu’à leurs familles.
Une Maison du Combattant aux multiples commodités
La Maison du Combattant est composée de trois bâtiments conçus pour répondre à différents besoins.
Le premier bâtiment comprend 24 chambres, une bibliothèque, une salle de culte, une buanderie ainsi qu’une salle de sport.
Le deuxième abrite une clinique, avec notamment des cabinets d’hospitalisation, un laboratoire, un musée, un restaurant et une salle de conférence.
Quant au bloc administratif, il comprend une salle des machines, une salle informatique ainsi que plusieurs bureaux destinés à assurer la gestion et le fonctionnement de l’ensemble du complexe.
Un hôtel militaire moderne
La cérémonie a également été marquée par l’inauguration de l’Hôtel militaire du Bataillon du Quartier Général. L’établissement dispose d’espaces de repos accessibles aussi bien aux militaires qu’aux civils, ainsi que d’un salon VIP et d’un restaurant.
L’hôtel comprend notamment 19 chambres, classées selon les standards de l’établissement, ainsi que 10 suites. Des dispositifs de sécurité sont également prévus pour assurer la protection des occupants.
Un autre bâtiment hôtelier dispose, quant à lui, de 20 chambres, dont six chambres VIP, ainsi que deux chambres spécialement équipées et plusieurs balcons.
Les anciens combattants rendent hommage aux disparus
Prenant la parole au nom des anciens combattants et victimes de guerre, le commandant à la retraite Bakary Mara a rendu un hommage appuyé aux anciens serviteurs de la nation.
Il a notamment invité l’assistance à s’incliner devant la mémoire de feu Elhadj Mamadou Baldé, ancien directeur de l’Office national des anciens combattants, ainsi que devant celle de tous ceux qui sont tombés les armes à la main pour défendre l’honneur et la dignité humaine.
Évoquant le 5 septembre 2021, le commandant Mara a déclaré :
« Le 5 septembre 2021, notre vaillante armée et les forces de sécurité, sous la clairvoyance de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, Chef suprême des armées, ont posé un acte majeur, un acte historique majeur à travers la prise effective du pouvoir par les forces de défense et de sécurité, en vue de remettre notre pays sur le chemin du respect des droits de l’homme, du développement, de la refondation de l’État et de la modernité. »
Ibrahima Kalil Condé : « La République n’oublie aucun de ses serviteurs »
Visiblement satisfait de cette étape, le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale, Ibrahima Kalil Condé, a souligné l’importance de ces infrastructures dans la politique de reconnaissance et d’accompagnement des serviteurs de l’État.
Selon lui, « la République affirme qu’elle n’oublie aucun de ses serviteurs ». Il a également rappelé que le service des armes repose sur le courage, la discipline, la loyauté envers les institutions républicaines, le désintéressement et le sens du devoir.
Le ministre a par ailleurs rendu hommage à toutes celles et tous ceux qui ont consenti d’importants sacrifices pour préserver la souveraineté nationale.
Pour Ibrahima Kalil Condé, la crédibilité d’une défense ne repose pas uniquement sur la qualité des équipements ou sur la préparation opérationnelle des unités. Elle dépend également de la solidité des structures qui accompagnent leur action, des conditions de vie offertes au personnel et de l’attention accordée à ceux qui ont consacré une partie de leur existence au service de la nation.
Un appel à une gestion exemplaire
À l’occasion de la mise en service de ces infrastructures, le ministre de la Défense nationale a appelé les responsables désignés à faire preuve de rigueur dans leur gestion.
« La mise en service de ces ouvrages nous impose désormais une responsabilité nouvelle : celle d’assurer leur préservation et leur bonne administration », a-t-il indiqué.
Il a invité les responsables à veiller particulièrement à la sécurité, à l’entretien et à la qualité des prestations offertes.
« Leur gestion devra être exemplaire, transparente et conforme aux règles administratives, financières et sécuritaires en vigueur », a-t-il poursuivi, rappelant que ces infrastructures constituent un patrimoine de l’État au service de la communauté militaire.
La pérennité de ces ouvrages, a-t-il conclu, reposera sur « la discipline de chacun, le respect du bien public et un contrôle constant de leur fonctionnement ».
Naby Moussa Soumah
