L’histoire économique et sociale de la Guinée, depuis son accession à l’indépendance, révèle de profondes mutations dans les rapports entre l’État, les commerçants et les intellectuels. C’est ce constat que dresse Charles Continuité, qui appelle à une réflexion sur les pratiques de gouvernance et les défis liés au développement national.
De l’État fort aux commerçants influents
Entre 1958 et 1984, sous la présidence du feu camarade Ahmed Sékou Touré, l’État guinéen se distinguait par sa forte emprise sur l’économie nationale, concentrant une grande partie des richesses et imposant une certaine rigueur dans la gestion.
À partir de 1984, avec l’arrivée au pouvoir du feu Général Lansana Conté, une nouvelle dynamique s’installe. Selon Charles Continuité, les commerçants prennent progressivement davantage de poids dans l’économie nationale et certains deviennent plus riches que l’État, dans un contexte marqué par des mécanismes de soutien politique et économique.
L’ascension des intellectuels
Depuis 2010, une autre catégorie sociale s’impose progressivement : les intellectuels. Selon Charles Continuité, certains d’entre eux ont dépassé les commerçants en matière d’enrichissement, notamment à travers l’attribution de marchés de gré à gré et le développement des activités minières dans les zones de Boké, de Boffa et de la Haute-Guinée.
Une course à l’enrichissement illicite
Pour Charles Continuité, cette évolution traduit une constante : depuis 1984, l’État guinéen serait confronté aux conséquences d’une course effrénée à l’enrichissement illicite, menée tour à tour par certains commerçants et intellectuels.
Il résume sa vision par cette formule : « Le développement d’une nation ne se dicte pas, il se pratique. »
La CRIEF, un instrument de régulation
Dans son analyse, Charles Continuité salue également le rôle de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), qu’il qualifie d’institution juridique salutaire.
Placée, selon lui, dans une dynamique de lutte contre la corruption et les infractions économiques, la CRIEF constitue un outil essentiel pour promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et la justice économique.
Un appel à l’espérance
En conclusion, Charles Continuité se présente comme « le serviteur du peuple, espoir d’une génération futuriste ».
Il invite ainsi les Guinéens à privilégier la paix, la responsabilité et surtout l’action concrète afin de contribuer à la construction d’une Guinée plus prospère et à l’édification d’un avenir meilleur pour les générations futures.
Naby Moussa Soumah
