Réunis en assemblée générale à Conakry, les enseignants de l’intersyndicale FSPE-SNE ont décidé de surseoir temporairement à leur menace de grève générale et illimitée. Mais ils accordent au gouvernement guinéen un moratoire d’une semaine pour mettre en place un cadre de négociation. Si aucune avancée n’est enregistrée d’ici vendredi prochain, la grève reprendra dès le lundi 20 avril 2026. Le SLECG a par ailleurs été exclu des travaux de l’intersyndicale.
Un moratoire d’une semaine, un ultimatum pprécis
Le secrétaire général du SNE a posé les conditions claires du sursis accordé au gouvernement : « Nous accordons au gouvernement un moratoire courant jusqu’à vendredi prochain. C’est le temps nécessaire pour que le Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, se saisisse du dossier. Nous exigeons que les conclusions du protocole d’accord du 3 janvier 2026, notamment la mise en place des trois commissions, soient effectives dès lundi prochain », a annonce camarade Balamou.
Le lundi 20 avril, date à retenir
Le leader syndical a tenu à lever toute ambiguïté sur la suite des événements en cas d’échec des négociations. « Samedi prochain, nous convoquerons une assemblée générale extraordinaire et décisive. Nous n’aurons plus besoin de préavis, car la grève déclenchée le 1er décembre 2025 n’a été que suspendue. Un simple communiqué de levée de suspension suffira pour que le mouvement reprenne. Retenez bien cette date : le lundi 20 avril 2026 », a-t-il lancé le camarade Balamou devant une salle acquise à sa cause.
Rupture consommée avec le SLECG
L’assemblée générale a également été marquée par une annonce de rupture au sein du paysage syndical enseignant. Michel Pépé Balamou a officiellement annoncé l’exclusion du SLECG des travaux de l’intersyndicale, accusant cette fédération de jouer double jeu.
« L’intersyndicale FSPE-SNE n’est plus disposée à travailler avec le SLECG. Cette organisation ne défend plus les intérêts matériels et moraux des enseignants, mais s’associe au gouvernement pour les maintenir dans la misère et la précarité », a-t-il martelé.












