Quelques jours seulement après la signature d’un accord entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants de Guinée (SLEG), le Syndicat national de l’éducation (SNE) reste catégorique aux compromis trouvés et affiche clairement sa position, radicale.
En effet, l’organisation syndicale rejette en bloc les compromis conclus et annonce une possible reprise de la grève à partir du 5 janvier 2026. Ceci à travers une déclaration relayée par Guineematin.com . Selon nos confrères , le secrétaire général du SNE, Michel Pepe Balamou, estime que l’accord signé ne répond en rien aux revendications fondamentales des enseignants et dénonce une marginalisation de son syndicat dans les négociations.
Selon lui, la situation des enseignants reste alarmante. « Nos aînés sont envoyés à la retraite après quarante ans de service sans bénéficier d’un toit. Des enseignants ont leurs salaires bloqués depuis plus de deux ans, tandis que d’autres vivent séparés de leurs familles depuis huit ans, faute d’arrêté d’engagement », a-t-il déclaré.
Le SNE pointe également du doigt le recrutement jugé « arbitraire » de 1 615 agents à la fonction publique en octobre 2025. Une décision que le syndicat considère comme profondément injuste à l’égard des enseignants contractuels, qui espéraient une intégration prioritaire après plusieurs années de service.
Michel Pepe Balamou rappelle que le SNE avait fait preuve de retenue dans un contexte national sensible. « Par responsabilité sociale, nous avons renoncé au boycott des examens nationaux et suspendu notre mot d’ordre de grève à la veille de l’élection présidentielle. Mais aujourd’hui, trop c’est trop », a-t-il averti.
Par conséquent, le syndicat exige des mesures concrètes et immédiates concernant l’amélioration des conditions de travail, la régularisation du statut des enseignants contractuels et le respect des engagements financiers de l’État. À défaut, il prévient qu’un nouveau mouvement de grève pourrait paralyser le système éducatif guinéen dans les prochains jours.












