La sentence dans l’affaire opposant la Tanzanie à la Guinée est imminente. Après plusieurs mois de tractations, de batailles judiciaires, de passes d’armes médiatiques et de communiqués en cascade, le dossier s’apprête à connaître son épilogue. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) rendra sa décision le 18 novembre, au lendemain des débats prévus pour le 17 novembre à Lausanne, en Suisse.
Mais à quelques jours de cette échéance cruciale pour le football guinéen, la composition de la délégation guinéenne suscite une vive controverse. Selon nos informations, les véritables acteurs du dossier, notamment le team manager du Syli National, Ousmane Decazy, auraient été écartés au profit de dirigeants accusés de « chasse aux primes ».
La délégation guinéenne serait ainsi composée de Sorel Doumbouya, président intérimaire et par effraction de la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot), Blasco Barry, secrétaire général de l’institution, l’ homme de tous les voyages, et Mahawa Touré, cheffe de cabinet du ministère des Sports, dont la présence interroge plus d’un observateur, tant son lien avec le dossier semble inexistant. Cette dernière participation, si elle est confirmée, risque de faire scandale, tant elle est perçue comme une manœuvre politique plutôt qu’une décision stratégique.
Autre fait notable : Michel Dossuyer, dont le rôle reste flou, ainsi qu’un international guinéen, participeront aux débats par visioconférence.
Pendant ce temps, la délégation tanzanienne, fidèle à sa stratégie, devrait être composée d’experts juridiques et de techniciens ayant une parfaite maîtrise du dossier, comme ce fut le cas lors de l’audience à la CAF.
Un membre du Comité Exécutif de la Féguifoot, sous couvert d’anonymat, a confié que depuis l’implication de Sorel Doumbouya et Blasco Barry dans ce dossier, les chances de la Guinée de se qualifier pour la CAN se sont considérablement réduites. Il va plus loin en évoquant des soupçons de corruption, affirmant que ces deux responsables auraient perçu des sommes d’argent de la part de dirigeants tanzaniens.
Selon cette même source, la probabilité que la Guinée obtienne gain de cause devant le TAS ne dépasserait pas les 7 %. Une estimation alarmante qui jette une ombre sur l’issue de cette affaire.
Si la Guinée venait à perdre ce bras de fer juridique, Sorel Doumbouya et Blasco Barry seraient pointés du doigt comme les principaux responsables, accusés de prioriser leurs intérêts personnels au détriment de ceux du football guinéen.
« Ce qui se passe est regrettable. Dans une affaire aussi sensible, il faut envoyer des gens qui maîtrisent le dossier, pas des figures politiques ou des habitués des missions à l’étranger. Sory Doumbouya alias khösè khunyi ( tête de cochon) ne sait même pas de quoi il s’agit. Il serait en train de préparer avec Blasco un autre mensonge et prendre des photos au TAS pour les réseaux sociaux “, fustige un observateur du football guinéen.
Le verdict du TAS est attendu avec fébrilité. Il pourrait bien marquer un tournant décisif dans l’histoire récente du football guinéen, notamment le plan sportif .












