Le secrétaire exécutif de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de la promotion de la bonne gouvernance, Dr Mohamed Bérété, a été reçu ce mercredi 1 Octobre 2025 par le comité exécutif du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC), à son siège de Dixinn. Cette rencontre s’inscrit dans la perspective de nouer un partenariat entre les deux institutions en vue de renforcer la lutte contre la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion publique.
Accueillant le responsable de l’Agence, le président du CNOSC, Gabriel Haba, a salué cette initiative qu’il qualifie de « preuve de volonté » d’associer la société civile à la gouvernance publique.
« C’est un plaisir pour le CNOSC, la plus grande faîtière représentative de la société civile guinéenne, de recevoir le premier responsable de l’Agence nationale de lutte contre la corruption. Cela dénote de son engagement à impliquer la société civile dans la transparence et la bonne gouvernance », a-t-il déclaré.
Il a rappelé le rôle essentiel des organisations citoyennes, proches des populations, dans la sensibilisation et la prévention :« Nous allons porter les messages auprès des citoyens, expliquer les conséquences de la corruption sur l’économie nationale et encourager chacun à s’en détourner. La Guinée perd d’énormes ressources dans ce phénomène qui freine son développement. Notre rôle sera d’accompagner l’Agence dans la sensibilisation et la prévention afin de renforcer les idéaux portés par les autorités. »
De son côté, Dr Mohamed Bérété a reconnu que la lutte contre la corruption ne saurait être menée uniquement par son institution.
« Notre institution seule ne peut pas mener ce combat. Le CNOSC, implanté sur tout le territoire, partage notre vision de protection des intérêts du peuple. Il est donc naturel de nouer un partenariat pour conjuguer nos efforts et obtenir des résultats concrets », a-t-il indiqué.
Le secrétaire exécutif a également insisté sur la priorité donnée à la prévention et la sensibilisation, avant d’envisager la répression :« La répression viendra en temps voulu, mais notre première mission est d’éveiller les consciences, d’expliquer et de prévenir. C’est pourquoi nous allons formaliser ce partenariat avec le CNOSC à travers des programmes conjoints et des plans d’action communs. Ensemble, nous pourrons véhiculer des messages pertinents et efficaces auprès des populations. »
Les deux parties ont convenu de travailler main dans la main afin de bâtir un cadre de collaboration durable. Ce partenariat vise à renforcer la confiance citoyenne, promouvoir la transparence et réduire les pertes économiques causées par la corruption.












