Sous une pluie battante, les rues de Fria se sont réveillées ce lundi 28 juillet 2025 au rythme des chants de protestation et des slogans inscrits sur des banderoles. Habillées de rouge, symbole de détermination, des dizaines de femmes, certaines accompagnées de leurs enfants, ont pris d’assaut la route principale menant à l’usine RUSAL-Friguia, bloquant l’accès au site industriel.
Derrière elles, les ouvriers en grève observent un arrêt total de travail, après l’échec des négociations menées par l’Inspection régionale du travail de Boké. Les revendications sont claires : l’application immédiate de la Convention Collective du secteur minier et le respect des lois guinéennes, comme cela se fait déjà dans les autres filiales du groupe.
Les manifestantes, visiblement exaspérées, scandent à l’unisson leur colère : « Fria ne mérite pas ce traitement ! » Peut-on lire aussi sur leurs pancartes : « La société RUSAL doit respecter les lois guinéennes. » Certaines femmes, tenant leurs enfants par la main, expriment leur ras-le-bol face aux conditions sociales précaires engendrées par cette crise.

L’usine de Fria, la plus ancienne et la plus productive du groupe en Guinée, est désormais à l’arrêt, paralysée par un mouvement qui gagne en ampleur. Dans la foule, un mot revient sans cesse : le départ du directeur Seinta, accusé par les travailleurs d’entraver l’application du Code minier.
Dans une atmosphère tendue mais déterminée, la ville entière semble s’unir derrière ses ouvriers. Sans intervention rapide des autorités, Fria risque de s’enliser dans une crise sociale majeure aux conséquences économiques lourdes.
Source : Bafilanews.com











