Ils ne sont ni élus, ni officiellement nommés à la tête de la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Pourtant, ils dictent les décisions, imposent les choix et placent leurs hommes. Eux, ce sont les membres du G47, ce groupe informel devenu, en coulisses, la véritable main invisible de la maison du football guinéen.
Depuis le départ controversé de Bouba Sampil, négocié dans les couloirs à coup de deals opaques, le G47 a pris le contrôle des leviers de la fédération. Non pas depuis des postes légitimes, mais en manipulant l’agenda, en influençant les nominations, en décidant qui doit être où, comme s’il s’agissait de leur bien personnel.

UNE LISTE RÉVÉLATRICE D’UN SYSTÈME VERROUILLÉ
Le document récemment révélé, avec plus de 25 noms issus du même cercle, en dit long sur l’ampleur de cette prise d’otage. On y voit un empilement de postes distribués à la chaîne : Secrétariat, Hébergement, Centre technique, LGF, LGFP, équipes de jeunes, intendance, marketing, médias… La FGF est devenue un gâteau que le G47 se partage sans gêne, quitte à en étouffer toute ambition de réforme.
Et ce qui choque davantage, c’est le profil de certains bénéficiaires : aucune exigence de compétence, aucun diplôme requis, juste l’appartenance au clan. À l’heure où le bon sens recommande de réduire la taille d’un appareil administratif budgétivore, on gonfle au contraire les effectifs avec des noms imposés.
LE POUVOIR SANS RESPONSABILITÉ
Le plus inquiétant, c’est que le G47 gouverne sans gouverner. Il n’assume aucune décision publiquement, mais oriente toutes les manœuvres internes. Il gère la FGF par procuration, en poussant à la nomination de fidèles, sans jamais se soumettre à l’examen du public ni à l’avis de l’Assemblée. Une forme de dictature déguisée, qui trahit l’esprit du football démocratique.
À force de transformer la Fédération en terrain de partage, le G47 fait reculer chaque espoir de réforme. On ne reconstruit pas un édifice affaibli en y empilant les mêmes pratiques opaques.
Le football guinéen n’a pas besoin d’une gestion parallèle, encore moins d’une mafia administrative sans visage. Il a besoin d’un cap clair, de compétence, de rigueur et de courage. Pas de combines, pas de quotas de clans.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’Assemblée Générale Extraordinaire en perspective s’annonce comme le clou du spectacle : le dernier acte d’un plan minutieusement orchestré pour remettre totalement le pouvoir entre les mains de ce collectif. Ce sera, en réalité, le couronnement du deal négocié dans l’ombre pour écarter Bouba Sampil. Ironie du sort : au moment où tout se joue, le groupe des anciens frondeurs qui gèrent actuellement le Comité Exécutif actuel reste passif, incapable d’anticiper… ou alors, il manque tout simplement de discernement.
A suivre…
Source : bafilanews.com












