Kindia, le 25 mars 2025 – Le tribunal de première instance de Kindia a rendu son verdict ce mardi dans l’affaire du meurtre de Catherine Bilivoguim, survenu le 15 août 2024 à Donnerya, un secteur du district de Khalikhory (sous-préfecture de Damakania). Mamadou Hady Diallo, reconnu coupable d’assassinat, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, une peine assortie d’une période de sûreté.
Trois accusés, des charges requalifiées
Initialement, trois personnes étaient poursuivies dans cette affaire :
– Mamadou Hady Diallo, désigné comme le principal auteur du crime ;
– Abdoul Aziz Boiro, accusé de complicité ;
– Un troisième individu, surnommé « Benzema », toujours en fuite.
Dans son verdict, le président du tribunal, Sékou Ibrahima Soumah, a requalifié les charges retenues contre Boiro et « Benzema », initialement poursuivis pour complicité d’assassinat, en « entrave à la saisine de la justice », une infraction moins grave.
Les peines prononcées
– Mamadou Hady Diallo : Réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans (ce qui signifie qu’il ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant trois décennies).
– « Benzema » (en fuite) : 3 ans de prison et 5 millions de francs guinéens (GNF) d’amende, avec un mandat d’arrêt émis à son encontre.
– Abdoul Aziz Boiro : 1 an de prison, dont 5 mois avec sursis, et 1 million de GNF d’amende.
Un message fort contre l’impunité
Ce jugement souligne la fermeté croissante de la justice guinéenne face aux crimes violents. La sévérité de la peine infligée à Diallo envoie un signal clair contre l’impunité, particulièrement dans la région de Kindia, où de tels drames suscitent régulièrement l’émotion.
Toutefois, l’absence de « Benzema » reste un point crucial. Les autorités devront tout mettre en œuvre pour son arrestation afin que la justice soit pleinement rendue.
Pour les proches de la victime, ce verdict marque une étape importante, même si le chemin vers l’apaisement reste long. La société civile espère que ce cas servira d’exemple pour dissuader de futures violences.
À suivre…












