Ce mercredi 22 janvier 2025, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières) a tenu audience pour examiner les appels interjetés contre les ordonnances de placement en détention provisoire de trois hauts responsables de la Direction générale des impôts. Il s’agit de Mory Camara, ancien directeur général des impôts, Mamoudou Bérété, directeur du contrôle fiscal, et Mamadou Dian Diallo, directeur de la législation.
Mamoudou Bérété libéré
Lors de l’audience, la CRIEF a également examiné une requête visant l’annulation de l’inculpation de Mamoudou Bérété. Selon le juge Aboubacar Conté, la décision initiale de placement en détention prise par la Chambre de l’instruction était injustifiée, car elle ne reposait sur aucun indice grave, en violation de l’article 143 du Code de procédure pénale.
En conséquence, le juge a ordonné la remise en liberté immédiate de Mamoudou Bérété.
Mory Camara et Mamadou Dian Diallo restent en détention
En revanche, la Chambre spéciale a confirmé les ordonnances de placement en détention provisoire de Mory Camara et Mamadou Dian Diallo. Ces deux hauts responsables sont poursuivis pour de graves infractions économiques et financières, notamment :
• Dégrèvement illégal,
• Corruption,
• Enrichissement illicite,
• Détournement de deniers publics,
• Blanchiment de capitaux,
• Concussion,
• Complicité dans ces actes.
Les deux prévenus restent incarcérés à la Maison Centrale de Conakry, en attendant la suite des procédures judiciaires.
Une affaire qui fait grand bruit
Cette affaire, qui implique des figures de premier plan de l’administration fiscale guinéenne, suscite une grande attention, tant au sein de l’opinion publique que dans les cercles politiques et économiques. Elle s’inscrit dans le cadre de la lutte renforcée contre la corruption et le détournement de fonds publics menée par les autorités guinéennes.
La CRIEF, institution spécialisée dans la répression des infractions économiques et financières, continue de jouer un rôle central dans le traitement de ces dossiers sensibles.












