Les Forces Vives de Guinée ont annoncé une grève nationale prévue pour le lundi 6 janvier 2025 dans le grand Conakry. Face à cette mobilisation, le gouvernement de transition a exprimé sa position par la voix de son porte-parole, Ousmane Gaoual Diallo, également ministre des Transports.
« Nous n’avons peur de rien. Personne n’est inquiet. Qu’ils manifestent, ce n’est pas un problème. Ils sont accompagnés de personnes qui passent leur temps à dénigrer leur propre pays. Si quelqu’un se dit démocrate et qu’il est invité à dialoguer, le bon sens voudrait qu’il accepte. Mais ce n’est pas leur cas : chaque fois qu’on les appelle pour dialoguer, ils refusent. Ce sont des gens déconnectés de la réalité. La Guinée est fatiguée de ces antagonismes sans fin », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à RFI Fulfuldé.
Le ministre a toutefois rappelé que le gouvernement reste ouvert au dialogue avec tous les acteurs politiques.
« Nous voulons avancer. Nous voulons le développement de ce pays, que ses fils trouvent un emploi et travaillent dans la paix. C’est notre souhait. Pour le reste, la porte du dialogue reste ouverte. Le Premier ministre l’a réitéré récemment. Tous ceux qui souhaitent dialoguer sont les bienvenus. Quand ils décideront de venir dialoguer, nous sommes prêts. Ils pourront exprimer leurs préoccupations, et nous nous mettrons d’accord sur ce qui est faisable. Pour ce qui ne peut pas être fait immédiatement, nous trouverons une solution ultérieure », a insisté Ousmane Gaoual Diallo, toujours sur les antennes de RFI.
Pas de priorité donnée aux élections pour l’instant
Interrogé sur la tenue de l’élection présidentielle en Guinée, le porte-parole du gouvernement a affirmé que ce sujet n’était pas une priorité dans le contexte actuel.
« L’organisation des élections n’est pas une priorité pour le moment. Les Guinéens sont bien plus préoccupés par les questions de développement que par autre chose », a-t-il soutenu.
Les revendications des Forces Vives
Pour rappel, cette manifestation, organisée par les Forces Vives, vise à exiger la mise en place d’une transition civile. Les organisateurs dénoncent notamment le non-respect du calendrier initial de la transition, qui devait prendre fin le 31 décembre 2024.
Marif Youla












